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LIAISON CFDT GLAXOSMITHKLINE |
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SOCIAL.Le secrétaire général de la CFDT a rencontré hier les salariés des laboratoires GSK en grève et qui durcissent leur mouvement en bloquant le site d'Evreux. Entretien.
François Chérèque a passé l'après-midi d'hier avec les salariés des laboratoires pharmaceutiques GlaxoSmithKline où 800 emplois doivent être supprimés d'ici 2012.
Vous n'avez pu accéder au site d'Evreux. Qu'en pensez-vous ? « Ce n'est jamais une bonne réaction. La direction n'a pas souhaité que j'entre. La discussion a donc eu lieu à la porte de l'usine dont l'équipe dirigeante gère mal la situation sociale ».
Les salariés bloquent le site depuis hier. Que vous ont-ils dit ? « GSK est un groupe qui réalise de gros bénéfices et qu'arrive-t-il aux salariés d'Evreux ? Ils attendent la liste de ceux qui vont perdre leur emploi tout en étant très conscients que ce qui se passe ici n'a rien à voir avec la crise économique mondiale »
L'injustice l'emporte ? « Ici, chacun sait que les moyens de l'entreprise ne sont pas suffisamment mobilisés. Des femmes, des hommes, des couples parfois ce qui encore plus dramatique, vont perdre leur emploi. La crise est là. Ils savent tous que leur reconversion sera très difficile et c'est pour cette raison qu'ils veulent une prime pour tenir. Ces salariés savent que Glaxo a de l'argent ».
Qu'avez-vous dit aux grévistes ? « Dans la situation de GSK, mon rôle de syndicaliste est d'exiger de l'entreprise - puisqu'elle en a les moyens - d'assumer financièrement leur reconversion ».
Le PDG de Glaxo a promis la pérennité du site d'Evreux. Le jugez-vous sincère ? « Un drame résonne dans toutes les têtes : la fermeture de Continental dans l'Oise. Les salariés ont consenti des efforts considérables et l'usine ferme. Je constate et je déplore que la parole patronale est partout remise en cause en ce moment ».
En Seine-Maritime, les suppressions de postes chez Total choquent l'opinion. Viendrez-vous à Gonfreville et à Gravenchon ? « Cette semaine est cruciale et va marquer les mémoires. Il y a d'abord Continental, première fermeture d'un site de plus de mille salariés et, d'autre part, la scandaleuse décision du groupe Total après avoir réalisé 14 milliards de bénéfices. On ne peut accepter un tel mépris et je le dirais aux premiers concernés ».
Qu'attendez-vous de la journée d'action du 19 mars ? « Adresser un message très clair au patronat, qui ne doit pas se cacher derrière le gouvernement. Que ce soit chez Glaxo où Total, le gouvernement n'est pas responsable des décisions prises. Ce qui ne l'exempte pas d'agir. Les 30 milliards d'allégements de charges aux entreprises doivent être conditionnés à l'application d'une vraie politique qui prenne en compte les salariés. L'Etat doit également proposer plus pour le pouvoir d'achat des plus modestes, les premières victimes de la crise ».
Propos recueillis par Christophe Preteux
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