Déc 2009

Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /2009 16:44

En février, le géant de la pharmacie annonçait sa réorganisation et la suppression de 848 postes.

 

Installé depuis la fin des années soixante à Evreux, le site Glaxo - devenu GSK en 2000 - a connu une croissance aussi continue qu'exceptionnelle ces quarante dernières années, se hissant au premier rang des employeurs privés de l'agglo d'Evreux, avec 1 700 salariés (sans compter les intérimaires). Tant et si bien que personne - salariés comme syndicats - n'a senti le vent mauvais.
Et le 4 février, c'est la douche froide. Alors que la multinationale affiche des bénéfices, elle annonce une « réorganisation pour anticiper le nouveau modèle de l'industrie pharmaceutique ».
Réorganiser est synonyme de plan social. Taille XXL. Trois sites sont concernés pour un total de postes prévus être supprimés de 848 d'ici 2012 dont 702 sur Evreux. Et la direction londonnienne ne donne aucune garantie sur le maintien du site ébroïcien au-delà de 2012.


Les syndicats débordés
Localement, les politiques montent au créneau - Bruno Le Maire comme Michel Champredon notamment - et les syndicats. Mais dans le désordre. Traduisant leur inexpérience dans la gestion des conflits sociaux. La base finit par déborder les représentants du personnel.
En mars, la production débraye et bloque le site en réclamant une prime pour « préjudice moral ». Fin avril, alors qu'au siège français de GSK les négociations concernant le contenu du plan social s'achèvent, la production débraye à nouveau et bloque les issues du site de la rue Lavoisier. Avant de bloquer celles de la plateforme de distribution installée au Long Buisson. A Marly-le-Roi, les syndicats qui se battent pour l'emploi ont réussi à réduire le nombre de postes supprimés qui s'ajoutent aux départs volontaires et aux départs en préretraite, soit 650 départs, le tout devant ramener le nombre de licenciements à 441.
En mai, les salariés sont reçus individuellement par leur direction et chaque salarié est fixé sur son sort.
En juin, le « laboratoire » (DPE) ferme ses portes. Il employait 96 personnes.

Arrivée de la grippe A
Au cœur de l'été, le risque de pandémie de grippe H1N1 relance la production de l'antiviral Relenza. Pour faire face aux commandes exceptionnelles, 70 intérimaires sont embauchés et cent trente futurs licenciés voient leur départ de l'entreprise ajourné. Pour autant, le plan social n'est pas remis en cause.
En octobre, l'annonce de la réouverture du DPE - repris par une société extérieure - sonne comme une nouvelle mais modeste éclaircie sur le front de l'emploi. Le repreneur s'engage à réembaucher en priorité des ex-Glaxo. A terme, trente à quarante emplois sont espérés.
Mais ce même mois d'octobre, un nouveau plan social est annoncé chez GSK France (502 postes sur 5 000 emplois en France), notamment chez les visiteurs médicaux dont l'effectif doit fondre de moitié.
Enfin, il y a quelques jours, Glaxo signait une convention de revitalisation du territoire avec l'Etat et mettait environ 3,2 M€ sur la table, étalés sur trois ans, pour diverses mesures aidant à la création ou à la sauvegarde d'emplois sur le bassin de l'agglomération d'Evreux.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Par titus53
Vendredi 25 décembre 2009 5 25 /12 /2009 10:05
Joyeux Noël, Joyeuses Fêtes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Par titus53

Documents

Liste d'articles

liste complète

Derniers Commentaires

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés